Services Coop de France

Solutions pour accélérer les performances des coopératives agricoles

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Solutions pour accélérer les performances des coopératives agricoles

Gérer les risques pour atteindre ses objectifs stratégiques

Amener à un niveau de maîtrise acceptable, les risques qui peuvent empêcher la coopérative d’atteindre ses objectifs, est une démarche […]

Amener à un niveau de maîtrise acceptable, les risques qui peuvent empêcher la coopérative d’atteindre ses objectifs, est une démarche qui contribue à sa pérennité et constitue un véritable levier de performance. Laurence BAILLIF, consultante associée chez ADVALEA, cabinet spécialisée dans la gestion des risques et la gestion de crises, livre quelques clés de compréhension.

 

QUE COUVRE LA NOTION DE « GESTION DES RISQUES » ?

Par risque, on entend tout ce qui va empêcher la coopérative de conduire ses activités dans de bonnes conditions et par voie de conséquence, d’atteindre ses objectifs. Il s’agit autant des risques purement financiers, volatilité des marchés, taux de change, que de la rupture de chaîne d’approvisionnement, l’instabilité politique des pays dans lesquels elle est implantée, une défaillance technique sur un outil de production critique, etc. L’enjeu de la gestion des risques est donc de faciliter l’atteinte des objectifs stratégiques.

J’ajoute qu’un risque assumé en connaissance de cause, ce que j’appelle une prise de risque « intelligente », permet de saisir des opportunités intéressantes. Classiquement, assumer une part de risque financier sur la vente à terme de céréales, jusqu’à un seuil considéré comme raisonnable, peut générer des économies substantielles en matière d’assurance. Inversement, sous-estimer un risque potentiellement très impactant, par exemple la défaillance du transport frigorifique, peut être très pénalisant. C’est pourquoi la gestion des risques est non seulement un outil d’aide à la décision, mais aussi un véritable levier de performance.

 

COMMENT APPREHENDER LA GESTION DES RISQUES ?

Par une démarche, structurée en quatre étapes :

– Tout d’abord on procède à l’identification des risques au moyen d’interviews, de questionnaires et d’analyses déjà réalisées au sein de la coopérative en balayant l’activité complète de la coopérative.

– Puis les risques sont quantifiés. Il est essentiel de ne pas se limiter au seul critère financier mais bien d’apprécier les risques au travers de critères en cohérence avec l’ADN de la coopérative, tels que la qualité du service rendu aux adhérents, la confiance des partenaires de son territoire. Rappelons ici l’importance de l’impact des risques sur l’image et la réputation des organisations, qu’elles soient publiques, privées ou coopératives. L’objectif est d’aboutir à une matrice (cf illustration ci-dessous) identifiant les risques prioritaires : ceux qui ont un caractère critique et un niveau de maîtrise partiel, voire faible.

– Vient ensuite le plan d’action à mettre en œuvre pour ramener ces risques prioritaires à des niveaux acceptables. Par exemple pour contrer le risque de piratage des données du compte personnel de l’adhérent, la coopérative prend des mesures de prévention pour renforcer la sécurité de ses systèmes informatiques. Des tutorats sont mis en place pour éviter la perte d’une compétence clé, ou encore des procédures d’urgence sont formalisées avec certains fournisseurs : plan de rappel de produits phytosanitaires lié à une erreur d’étiquetage, de formulation, rappel d’aliment pour bétail suite à une contamination, etc.

– Enfin, comme toute démarche, un contrôle des actions mises en œuvre est à prévoir.

Cette analyse est souvent l’occasion de mettre en évidence des décalages de perception et de rapprocher des points de vue à différents niveaux de la coopérative ou de l’entreprise. Elle va guider l’allocation des budgets et l’affectation des ressources. Indépendamment des obligations réglementaires auxquelles on ne peut déroger, il n’est pas rare de constater que des moyens importants sont affectés en matière par exemple d’équipements de sécurité des biens, alors que le risque peut être objectivement jugé faible.

 

CETTE DEMARCHE EST-ELLE MENEE PAR UN INTERVENANT EXTERIEUR ?

Souvent en effet, il est nécessaire d’être accompagné sur les aspects méthodologiques, au moins pour lancer le processus. La durée de la mission, de 3 à 18 mois, est directement proportionnelle à la taille de la coopérative. Mais le but est bien que l’entreprise fasse vivre elle-même la démarche dans la durée.

 

QUELLES SONT LES PERSONNES MOBILISEES DANS LA COOPERATIVE ?

Les acteurs internes mobilisés dans la démarche varient selon l’organisation, mais citons les plus fréquents, à savoir la direction générale, le contrôle interne, la  direction des ressources humaines, qualité et le bureau. Si la gestion des risques est connue depuis longtemps des grosses structures, celles de tailles intermédiaires y viennent de plus en plus en raison des bénéfices que l’on a eu l’occasion d’énoncer plus haut. Les petites entités en revanche anticipent certains risques de façon plus intuitive et font face au reste en fonction des ressources qu’elles peuvent y consacrer.

 

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le 30 May 2017

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