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Solutions pour accélérer les performances des coopératives agricoles

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Maintenance digitalisée : Acolyance identifie les connectivités prioritaires

Quand il s’agit d’assurer la maintenance d’une centaine de sites distants en moyenne de 40 km, il est séduisant de […]

Quand il s’agit d’assurer la maintenance d’une centaine de sites distants en moyenne de 40 km, il est séduisant de réduire les distances, même virtuellement. Les outils numériques peuvent y contribuer. Olivier Bacon, directeur du service opérations d’Acolyance, identifie actuellement avec ses équipes les besoins prioritaires de connectivité entre les équipements et le siège.

Le périmètre du groupe coopérative Acolyance englobe 105 sites répartis au total sur 8 départements : 80 silos agricoles, 14 sites spécialisés vigne, et 11 magasins Gamm Vert. Au sein du Service Investissement Maintenance et Environnement (SIME), une quinzaine de personnes basées principalement au siège à Reims assurent la maintenance de l’ensemble. « La réduction virtuelle des distances passe en priorité par une bonne transmission des informations » résume Olivier Bacon qui encadre le service SIME mais aussi le service informations, anciennement service informatique « Cette double responsabilité m’ouvre bien évidement l’esprit aux potentialités offertes par une bonne gestion des flux de données numériques. Mais il reste beaucoup à faire. Les informations sont beaucoup plus partagées numériquement au niveau commercial et comptable qu’au niveau industriel alors que les enjeux sont tout aussi importants. »

La plupart des ordinateurs qui contrôlent des équipements sont en effet pour l’instant isolés. Le plus souvent les informaticiens du siège ne peuvent prendre la main à distance pour veiller aux sauvegardes ou mettre à jour les logiciels. Le passage à une nouvelle version se fait ordinateur par ordinateur sur chaque site.

 

UN POTENTIEL FORT

En matière de maintenance, une meilleure connexion des équipements ouvre de nombreuses perspectives. Pour la prévention, il est aujourd’hui possible de mettre en place des systèmes d’alerte. A partir de l’enregistrement des heures de travail d’un matériel, des alertes pourraient être automatiquement envoyées aux équipes maintenance pour planifier une révision. Le travail et même l’approvisionnement en pièces pourraient être mieux anticipés. Pour le curatif, un monitoring intelligent des équipements pourrait faciliter le pré-diagnostic si les paramètres deviennent consultables à distance par les spécialistes de la maintenance. Les opérateurs peuvent ensuite se rendre sur place avec les bons outils et les bonnes pièces.

Le digital peut aussi améliorer les transmissions d’informations entre les équipes. Acolyance déploie actuellement un nouvel outil de GMAO. Il devrait faciliter la circulation des données numériques. « Nous allons étudier l’opportunité d’équiper les opérateurs de tablettes où ils pourront saisir directement l’opération effectuée, les pièces remplacées et leur temps de travail. Après une demande d’intervention sur un site, le retour d’information se fait encore souvent de façon informelle par téléphone ou par mail. Le demandeur pourrait désormais suivre son traitement plus facilement »

Les marges de progrès semblent énormes et le champ des possibles très large. De plus en plus les équipements sont potentiellement connectables. Des applications très concrètes sont déjà en place dans d’autres domaines que la maintenance. Ainsi des sites de distribution automatique d’engrais liquides sont entièrement connectés. Les adhérents d’Acolyance y accèdent grâce à un carte magnétique et des capteurs de niveau alertent automatiquement les services chargés de réapprovisionner les cuves.

 

IDENTIFIER LES PRIORITES

« Pour des raisons financières évidentes, la digitalisation ne pourra se faire que progressivement et le plus souvent au fil des renouvellements d’équipements. Mais il faut une vision claire de nos objectifs pour optimiser les investissements en cohérence avec ce projet de digitalisation » explique Olivier Bacon qui coordonne depuis huit mois une pré-étude sur ce sujet « Pour cela, des groupes de travail vont se réunir dès septembre pour identifier les équipements dont le taux de renouvellement est important et parmi cette liste, ceux qui doivent être désormais connectables. Pour que les équipes sur le terrain s’emparent de ces nouveaux outils et que l’investissement soit rentable, il faut que l’information collectée leur soit utile et que le retour sur investissement soit concret sur le temps ou le confort de travail, sur la productivité, sur la sécurité ou encore pour anticiper une évolution réglementaire » explique Olivier Bacon. Il cite l’exemple des ponts bascules. Cet équipement fait partie des investissements relativement courant à l’échelle de la coopérative. Les groupes de travail étudieront l’intérêt de sa connectivité et listeront les informations pertinentes à collecter pour la maintenance comme le nombre de pesées depuis le dernier réglage par exemple, pour les services informatiques, pour l’exploitation et pour les agriculteurs.

« On devrait voir les premières applications concrètes de cette stratégie dès 2018 » affirme Olivier Bacon qui précise que cette digitalisation devra s’accompagner d’une sécurisation des systèmes d’information.

 

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le 13 mars 2018

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