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Solutions pour accélérer les performances des coopératives agricoles

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Le marché du bois : « Stimuler la consommation en aval »

La balance commerciale de la filière bois s’améliore depuis 2012 grâce à des importations qui restent globalement stables, et à […]

La balance commerciale de la filière bois s’améliore depuis 2012 grâce à des importations qui restent globalement stables, et à des exportations en hausse. Analyse de Cyril Le Picard, président de l’interprofession France Bois Forêt, de l’Union des Coopératives Forestières Françaises (UCFF) et du Groupe Coopération Forestière (GCF).

 

COMMENT S’EXPLIQUE L’AMELIORATION DE LA BALANCE COMMERCIALE DE LA FILIERE BOIS CES DERNIRES ANNEES ?

Elle est surtout liée à une baisse des importations des produits issus de la première et de la deuxième transformation du bois. Les scieurs se sont adaptés à la demande du marché en élargissant leur offre, pour les grandes surfaces de bricolage notamment. C’est le reflet de la stratégie globale conduite par la filière bois forêt française : stimuler la consommation en aval pour en faire bénéficier tous les maillons en remontant jusqu’à nos adhérents propriétaires forestiers. Dans la construction, la filière agit aussi pour encourager l’utilisation du bois.

 

JUSTEMENT, LE BOIS S’EST-IL FAIT UNE PLACE COMME MATERIAU DANS LE SECTEUR DU BATIMENT ?

Oui, les maisons en bois représentent d’ores et déjà 10 % du marché individuel et nous prévoyons un développement intéressant en collectif et tertiaire avec une dizaine de projets en grandes hauteurs. Fin septembre 2016, ouvrira à Ris-Orangis (Essonne) le plus grand bâtiment résidentiel en bois massif, 140 logements sur quatre étages. En 2018, c’est à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) que sera inauguré le plus haut immeuble en bois abritant une résidence étudiante sur dix étages. Et en 2020, Bordeaux accueillera une tour en bois de 18 étages et 82 logements. Toutefois, ces beaux projets ne doivent pas occulter l’ampleur du travail qui reste à faire pour faire intégrer à la société civile que le bois a une dimension économique comme matériau ou comme combustible. Car beaucoup ne souhaitent pas la récolte du bois en forêt.

 

LES EXPORTATIONS FRANCAISES DE BOIS RONDS DE FEUILLUS VERS LA CHINE CONTINUENT DE PROGRESSER EN 2015.
CES BOIS NOUS REVIENNENT-ILS EN PRODUITS TRANSFORMES ?

Le marché des bois ronds est mondial. Pour sa propre construction et sa production de meubles, la Chine a besoin aujourd’hui de 14 millions de m3 par an. Elle ne dispose pas suffisamment de bois sur son territoire pour couvrir ses besoins. Et si la Chine achète des bois français, c’est parce qu’elle recherche des bois de bonne qualité. Mais une fois transformés en parquets par exemple, ces produits ne reviennent pas systématiquement en France.

 

DANS LE PROGRAMME NATIONAL DE LA FORET ET DU BOIS PRESENTE PAR L’ETAT EN MARS 2016, QUELLES MESURES IMPLIQUENT LE PLUS LES COOPERATIVES FORESTIERES ?

Les coopératives forestières sont concernées par l’ensemble des orientations : gestion durable et adaptée au changement climatique, projets de territoire, biodiversité… Toutefois, le métier des coopératives forestières est de donner de la valeur à la forêt de leurs adhérents. Par exemple nos adhérents forestiers doivent intégrer le fait que le prix n’est plus lié au diamètre de l’arbre mais à une demande spécifique du marché. Au final notre défi est de créer les synergies entre la forêt des adhérents propriétaires et les besoins des industriels.

 

Vous souhaitez témoigner sur votre activité de valorisation de la forêt, des co-produits ?
Contactez-nous : julie.lecocq@servicescoopdefrance.coop

le 28 Feb 2017

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